Éliminer la discrimination liée au code postal chez les patients atteints d’un cancer thoracique (3,5 millions de dollars)

Une quarantaine d’hôpitaux, répartis entre Gaspé et Gatineau, envoient au CUSM des patients atteints de cancers thoraciques complexes; toutefois, les taux de survie sont plus faibles chez les patients qui vivent à l’extérieur de Montréal. Pourquoi en est-il ainsi ? Ces patients n’ont pas accès dans leur région aux toutes dernières options de traitements ni aux soins de qualité supérieure accessibles dans les essais cliniques effectués à Montréal.

Les essais cliniques exigent habituellement que les patients subissent chaque semaine des examens de tomodensitométrie et des examens médicaux, afin que l’on exerce un suivi sur la progression de leur maladie. La plupart des patients venant de l’extérieur habitent trop loin de Montréal, ce qui entraîne des frais de déplacement trop élevés et rend leur participation à des essais cliniques plus difficile. Les hôpitaux de leur région ne disposent pas des ressources humaines nécessaires pour offrir des essais cliniques aux patients.

Armen Erkat, agent de sécurité à l’Hôpital général de Montréal, avait un cancer du poumon (stade 3); il a participé à un essai clinique dirigé par le Dr Spicer, dont les résultats ont été positifs. Il est maintenant en rémission.

« Nous voyons une occasion incontournable à saisir dans le but de permettre à notre réseau d’hôpitaux de nous envoyer davantage de patients pour participer à des essais cliniques novateurs. Il faut vaincre la discrimination liée au code postal. Cela nous permettra également d’améliorer les résultats et de faire progresser les découvertes scientifiques plus rapidement. »

Dr Jonathan Spicer, MD PHD FRCS
Coprésident, Réseau national de cancérologie pulmonaire du Québec, RUISSS
Réseau de chirurgie oncologique thoracique de McGill